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Bulletin Officiel
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ENSEIGNEMENTS ÉLÉMENTAIRE ET SECONDAIRE
ENSEIGNEMENT SECONDAIRE
Préparation de la rentrée 2001 dans les lycées d'enseignement général et technologique
NOR : MENE0100979C
RLR : 520-1
CIRCULAIRE N°2001-083 DU 11-6-2001
MEN
DESCO A3
Texte adessé aux rectrices et recteurs d'académie
o À la rentrée 2001, la réforme du lycée entre dans sa troisième année d'application, avec trois éléments principaux :
- l'entrée en vigueur des nouvelles structures et des nouveaux horaires des enseignements des classes terminales des séries générales ;
- l'expérimentation dans les classes de première des séries technologiques d'établissements volontaires, des innovations majeures de la réforme que sont les travaux personnels encadrés et l'éducation civique, juridique et sociale ;
- la poursuite de la rénovation des programmes dans les classes de seconde et de première.
Il convient également de tirer les enseignements du suivi de la mise en place de la réforme effectué au cours des deux années passées et d'apporter un certain nombre d'ajustements et d'inflexions aux dispositifs déjà mis en place pour assurer à tous les élèves les conditions nécessaires à leur réussite.
A - La classe de seconde générale et technologique
a) Poursuite de la rénovation des programmes
Trois enseignements de détermination scientifiques et technologiques font l'objet d'un nouveau programme et changent d'appellation (cf. arrêté du 31 juillet 2000, B.O. hors-série du 31 août 2000, volume 3) :
- informatique et électronique en sciences physiques devient mesures physiques et informatique ;
- systèmes automatisés devient initiation aux sciences de l'ingénieur ;
- productique devient informatique et systèmes de production.
Ces changements visent à rendre ces enseignements plus attractifs de façon à susciter des orientations vers les sections scientifiques et technologiques compte tenu des besoins croissants en ingénieurs et en techniciens supérieurs.
Certains des nouveaux enseignements cités ci-dessus, et notamment "mesures physiques et informatique" et "initiation aux sciences de l'ingénieur" ont vocation à conduire à la fois à des études menant vers la voie technologique et vers la série scientifique de la voie générale.
De manière générale, comme cela a déjà été précisé dans la note de service n° 2000-118 du 25 août 2000 (B.O. n° 30 du 31 août 2000), il convient de rappeler que les enseignements de détermination scientifiques et technologiques peuvent être choisis seuls ou en couple. Les couplages systématiques, caractéristiques de tel ou tel parcours, ne doivent donc en aucun cas être imposés aux élèves. Ils peuvent toutefois être conseillés pour des élèves ayant déjà en fin de troisième un projet d'études précis, en particulier vers des formations de la voie technologique.
Il convient enfin de rappeler que pour les élèves n'ayant pas suivi certains enseignements de détermination en seconde, des dispositifs de rattrapage pourront être organisés au niveau des établissements en classe de première. Toutefois, ces enseignements de détermination ainsi que ces dispositifs de rattrapage ne sont pas obligatoires et ne peuvent constituer un obstacle à l'affectation dans une série technologique.
Par ailleurs, l'entrée en application de nouveaux programmes concerne, pour cette année scolaire, les disciplines histoire-géographie, latin et grec (cf. arrêté du 31 juillet 2000, B.O. hors-série du 31 août 2000, volume 3).
L'ensemble de ces nouveaux programmes a fait l'objet d'une consultation auprès des enseignants des disciplines concernées durant le premier trimestre de la présente année scolaire. Les synthèses académiques et nationale de cette consultation sont respectivement disponibles sur les sites académiques et sur le site de la direction de l'enseignement scolaire EDUSCOL (www.eduscol.education.fr). Pour tenir compte de cette consultation, quelques aménagements pourront être apportés aux programmes déjà publiés.
b) L'aide individualisée
Le dispositif d'aide individualisée est perçu de manière positive à la fois par les élèves, les enseignants et les proviseurs notamment parce qu'il contribue à améliorer de manière significative la relation traditionnelle enseignants/élèves et répond de manière plus étroite aux besoins spécifiques de ces derniers.
Les enquêtes et observations réalisées dans plusieurs établissements durant l'année scolaire 1999-2000 font toutefois apparaître que ce dispositif reste encore insuffisamment différencié :
- dans l'attribution du complément d'heures, certains établissements particulièrement bien dotés n'étant pas ceux qui reçoivent le public le plus défavorisé ;
- au sein des établissements, où l'on constate que l'aide individualisée bénéficie souvent à des élèves n'éprouvant pas de difficultés particulières ;
- au niveau des contenus de l'aide, parfois décalés par rapport aux besoins des élèves en difficulté.
Par ailleurs, l'articulation entre les différents dispositifs de la classe de seconde (modules et aide individualisée) est encore insuffisamment exploitée par les équipes pédagogiques.
Compte tenu de ces constats, des dispositions sont à prendre pour que partout l'aide individualisée apportée aux élèves réponde aux objectifs qui lui ont été assignés.
Vous veillerez notamment à attribuer le complément d'heures, qui est reconduit pour l'année scolaire 2001-2002, sur la base de critères explicites de façon à privilégier les établissements dont le pourcentage d'élèves en retard ou en difficulté est le plus important.
De même conviendra-t-il de rappeler aux chefs d'établissement :
- d'une part, que l'aide est prioritairement destinée aux élèves présentant des lacunes ponctuelles graves ou des difficultés plus permanentes. Les contenus de l'aide doivent donc être adaptés et s'attacher notamment aux méthodes et aux savoir-faire ainsi qu'à la motivation au travail ;
- d'autre part, que le dispositif d'accompagnement, qui comprend l'aide individualisée et les modules, a pour finalité de répondre plus étroitement aux besoins des élèves. Le public visé par ces deux types d'activité pédagogique est cependant différent : alors que les modules concernent l'ensemble des élèves, l'aide s'adresse à un public bien ciblé, tel que défini ci-dessus.
La collaboration et les échanges entre les enseignants des différentes disciplines, pour mieux cerner les besoins des élèves dans leur globalité et mieux exploiter l'articulation entre les différents volets du dispositif d'accompagnement défini ci-dessus, sont une des conditions majeures de sa réussite. Il convient de favoriser au maximum les conditions de sa réalisation en développant les actions de formation au niveau académique et au sein des établissements. Dans ce cadre, des échanges de pratiques doivent être encouragés.
La mobilisation des corps d'inspection, des IUFM et des chefs d'établissement sur ces points s'avère tout à fait essentielle.
c) La mise à niveau informatique
Les dispositions de la note de service n° 2000-081 du 8 juin 2000 (B.O. n° 23 du 15 juin 2000) restent applicables.
Les constatations faites sur le terrain montrent qu'à l'entrée en seconde, de forts besoins subsistent chez les élèves quant aux connaissances et compétences liées aux technologies de l'information et de la communication.
L'introduction du brevet informatique et internet (B2i) en collège depuis la rentrée 2000 implique que les élèves titulaires de cette attestation n'ont pas à bénéficier de cette mise à niveau à la rentrée 2001 en classe de seconde.
Toutefois, la généralisation de ce brevet dans tous les collèges ne se faisant que de manière progressive, il conviendra de laisser aux élèves de seconde la possibilité de le faire valider au cours de leur scolarité en classe de seconde. Cette disposition fait l'objet d'une note de service spécifique parue au B.O. du 29 mars 2001.
B - Le cycle terminal de la voie générale
I - Nouvelles structures et nouveaux programmes
Un tableau des nouveaux programmes applicables à la rentrée 2001 figure en annexe 1 de la présente circulaire.
Comme pour ceux de la classe de seconde, ces nouveaux programmes ont fait l'objet d'une consultation des enseignants des disciplines concernées durant le premier trimestre de la présente année scolaire. Quelques aménagements pourront donc être apportés aux textes des programmes déjà publiés au B.O. et consultables sur le site EDUSCOL (www.eduscol.education.fr). Sur ce site ainsi que sur les sites académiques sont également disponibles les synthèses de la consultation.
a) Classes de première ES, L et S
La réforme du lycée se poursuit en classes de première par l'entrée en vigueur de nouveaux programmes dans la majorité des disciplines. Seules font exception l'histoire-géographie, les langues vivantes et les langues anciennes.
Le nouveau programme de français donnera lieu à une nouvelle définition d'épreuve applicable dès juin 2002. Ce texte sera publié au B.O. d'ici la fin de la présente année scolaire.
b) Classes terminales ES, L et S
Les nouvelles structures et les nouveaux horaires des enseignements des classes terminales des séries générales entrent en application à la rentrée 2001, conformément à l'arrêté du 19 juin 2000 (B.O. n° 29 du 27 juillet 2000).
Un nouveau programme de philosophie, tenant compte des résultats de la consultation menée dans les académies à propos du texte publié au B.O. du 31 août 2000, entrera en vigueur à la même rentrée. Les programmes d'éducation civique, juridique et sociale et de danse s'appliquent pour la première fois. Pour toutes les autres disciplines, les anciens programmes restent en vigueur, avec parfois quelques aménagements, durant l'année scolaire 2001-2002.
c) Classe terminale L
Les élèves désirant suivre l'option facultative de mathématiques de terminale sans avoir suivi l'option correspondante en première pourront être autorisés à le faire. Le programme transitoire de cette option de terminale pour l'année scolaire 2001-2002 sera adapté en conséquence.
d) Classe terminale S
La langue vivante 2 devient obligatoire en classe terminale S. Vous veillerez à rappeler à ce sujet le caractère obligatoire de cet enseignement dès la classe de première. En conséquence, une attention toute particulière devra être accordée à l'information des élèves au moment du choix des enseignements de détermination de seconde.
La nouvelle grille horaire des enseignements prévoit qu'une des trois heures de philosophie en terminale S se déroule en classe dédoublée. Dans cette discipline, comme dans les autres, les dédoublements, pour lesquels aucun seuil n'est fixé nationalement, ont pour objet de mettre en place une autre approche pédagogique. Vous veillerez à ce que les établissements respectent cette préoccupation pédagogique qui constitue une des originalités de la réforme.
Pour l'année scolaire 2001-2002, le programme de technologie industrielle s'applique au titre des sciences de l'ingénieur.
Par ailleurs, conformément à la note de service publiée au B.O. du 29 mars 2001, l'évaluation des capacités expérimentales concerne les élèves de terminale S en sciences physiques et en sciences de la vie et de la Terre. Toutefois, s'agissant des sciences de la vie et de la Terre, cette évaluation ne deviendra obligatoire qu'avec l'entrée en application du nouveau programme à la rentrée 2002. Vous veillerez à ce que tous les enseignants concernés soient informés dès le début de l'année scolaire des modalités de cette opération et disposent bien des outils nécessaires à sa mise en œuvre. Il conviendra également de leur rappeler qu'il ne s'agit pas d'une épreuve du baccalauréat mais d'une activité d'évaluation donnant lieu à une note portée au livret scolaire.
II - L'éducation civique, juridique et sociale
La mise en place de cet enseignement se poursuit à la rentrée 2001 en classe terminale. Le programme fera l'objet d'une parution au B.O. avant la fin de la présente année scolaire.
Cet enseignement, par nature transdisciplinaire, doit associer, sur la base du volontariat, les professeurs des disciplines littéraires, scientifiques et de sciences économiques et sociales, dont le concours est indispensable à la richesse et à la variété des thèmes abordés.
Il est rappelé que des séquences mensuelles de deux heures sont très fortement recommandées pour l'organisation de cet enseignement, tant pour permettre un temps de préparation et de suivi des dossiers suffisant, que pour la mise en place de débats.
L'éducation civique, juridique et sociale fera l'objet de mentions et d'appréciations portées sur le livret scolaire. Une rubrique spéciale a été introduite à cet effet dans le nouveau modèle de livret scolaire (cf. arrêté du 15 janvier 2001, B.O. n° 7 du 15-2-2001).
III - Les travaux personnels encadrés
À la rentrée 2001, les travaux personnels encadrés, qui concernent désormais la totalité des classes de première des séries générales, seront également introduits en classe terminale dans tous les lycées et dans toutes les séries du baccalauréat général. Leur mise en œuvre à ce niveau d'enseignement s'appuiera sur les acquis de l'année en cours et s'effectuera selon des modalités souples et progressives construites par les équipes éducatives en fonction des réalités matérielles et pédagogiques de chaque établissement. Ces mêmes modalités avaient en effet permis de surmonter les difficultés initiales et de parvenir à une indéniable réussite en classe de première.
À titre transitoire et pour la seule année scolaire 2001-2002 , les élèves pourront choisir ou non de s'engager dans un TPE et de présenter ou non le travail effectué comme épreuve supplémentaire au baccalauréat (c'est-à-dire en plus des deux options facultatives). Seuls les points au-dessus de la moyenne seront comptabilisés à l'examen. Les modalités provisoires de passation de cette épreuve - qui se déroulera au début du deuxième semestre - seront fixées par un texte réglementaire.
Il conviendra de rechercher la meilleure articulation possible entre les deux années du cycle terminal de façon à faciliter l'organisation des TPE au sein de l'établissement et à permettre d'optimiser l'accès aux ressources documentaires disponibles.
Dans cette perspective, il peut être envisagé, compte tenu du caractère de classe d'examen de la terminale, de concentrer l'effort sur les TPE plutôt sur la première partie de l'année scolaire, de septembre-octobre à février, par exemple, et de réserver la période de janvier à mai pour les TPE en classe de première. Cette modalité ne saurait être unique et il revient à chaque établissement, après consultation du conseil d'administration, de définir les conditions optimales d'organisation administrative de cette activité, étant entendu que l'on veillera à lui réserver une durée suffisante.
Le déroulement ainsi envisagé des TPE pendant le cycle terminal peut encourager une certaine continuité dans le mode d'apprentissage proposé, susceptible d'aider les élèves à mieux comprendre et s'approprier les progressions définies par les programmes respectifs de première et de terminale.
Vous veillerez à ce que la fin de l'année scolaire de première comme le tout début de l'année suivante - notamment les jours de prérentrée - soient bien utilisés par les équipes pédagogiques de terminale, en liaison avec celles de première, pour préparer la mise en place des TPE en terminale.
S'agissant des problèmes de responsabilité, je vous rappelle qu'une circulaire est parue à ce sujet dans le B.O. n° 2 du 11 janvier 2001.
Les lycéens de terminale valoriseront l'expérience acquise lors des TPE de première notamment en matière de recherche documentaire, de maniement de l'outil informatique et de synthèse orale. Ils pourront réinvestir avec pertinence leurs savoirs sur des problématiques qu'il convient de limiter au regard des exigences de la classe terminale et au temps que les élèves peuvent consacrer à ce travail.
Les travaux personnels encadrés contribuent ainsi à l'appropriation des contenus des programmes d'enseignement et, par les compétences qu'ils développent chez les élèves, à la préparation du baccalauréat et à la poursuite d'études supérieures.
En première comme en terminale, les élèves auront à mener un seul TPE qui croisera deux ou trois disciplines. Dans la mesure des possibilités d'organisation des établissements, les associations disciplinaires pourront varier à l'intérieur d'une classe ou au sein d'une même série, afin d'ouvrir aux élèves des champs d'étude larges et divers. Toutefois, le sujet, défini par l'élève à partir des thèmes nationaux qui figurent en annexe 2 de la présente circulaire, concernera au moins l'une des disciplines dominantes de la série.
Il est important de rappeler que l'un des objectifs des TPE est d'aboutir à une réalisation concrète finale qui ne doit pas être réduite à la seule forme du "dossier", et encore moins de "mini-mémoire" alors que de multiples supports de production peuvent être envisagés. De même, il faut souligner que les productions issues des TPE doivent correspondre à un niveau raisonnable d'exigence, adapté aux compétences attendues d'élèves de première et de terminale. La brochure parue en 2000, "Mise en œuvre des TPE" donne de nombreuses suggestions dans ce sens, qui ne sont pas limitatives et qui ont pour but de favoriser l'inventivité et la motivation personnelle des élèves.
Deux heures consécutives seront prévues dans l'emploi du temps des élèves de première comme de terminale. À chacun des deux niveaux, soixante-douze heures par division seront à répartir entre les professeurs concernés, qui seront choisis sur la base du volontariat et en fonction des projets qu'ils auront mis en place. Inscrit dans le service des enseignants, l'horaire TPE sera pris en compte pour l'attribution de l'heure de première chaire.
Un bilan de la mise en œuvre des TPE en première est en cours de réalisation. Avec sa diffusion, des précisions seront prochainement apportées sur les points suivants : carnet de bord, évaluation, modalités d'organisation... La rubrique TPE du site EDUSCOL fournira progressivement les informations disponibles.
En série S à orientation "sciences de l'ingénieur", il convient de rappeler que, pour favoriser la pluridisciplinarité entre disciplines générales et disciplines technologiques, tant d'un point de vue pédagogique que de celui de l'encadrement des élèves, un contingent de 36 heures-professeur annuelles supplémentaires par division sera attribué pour d'autres disciplines que les sciences de l'ingénieur.
C - Le cycle terminal de la voie technologique
Sans attendre une réforme plus profonde de la voie technologique actuellement à l'étude, la rentrée 2001 sera marquée par l'extension, aux classes de première des séries technologiques STI, STL, STT et SMS, des innovations pédagogiques majeures de la réforme du lycée dont bénéficient déjà les élèves de la voie générale : les heures de vie de classe, les ateliers artistiques et, à titre expérimental dans des établissements volontaires, les travaux personnels encadrés et l'enseignement d'éducation civique, juridique et sociale.
a) Les travaux personnels encadrés (TPE)
Au cours de l'année 2001-2002, les TPE seront expérimentés, sur la base du volontariat des établissements et des équipes pédagogiques, dans les différentes séries de la voie technologique.
Il s'agira pour les élèves de première des séries STI, STL, STT et SMS de réaliser, par groupe ou individuellement, une production sur un projet interdisciplinaire associant au moins une discipline technologique et une discipline d'enseignement général.
Les TPE seront mis en place dans le cadre de l'horaire global actuel des élèves, à raison de deux heures hebdomadaires prélevées sur l'horaire de chacune des disciplines technologiques et générales impliquées, ou selon tout autre mode d'organisation qui paraîtrait plus pertinent. Les heures d'enseignement en module peuvent constituer des moments privilégiés pour mener ce type d'activité encadrée.
Les modes d'organisation retenus devront intégrer la perspective d'une mise en place des TPE en terminale.
L'expérience acquise dans les séries générales pourra utilement être prise en compte notamment pour fixer la durée et l'organisation dans le temps des TPE pendant l'année, une période de l'ordre de 24 semaines semblant raisonnable.
Une note de service précisera, série par série, les modalités de mise en place et de suivi de cette expérimentation.
D'ores et déjà, il convient, en liaison avec l'inspection pédagogique régionale, de recenser les établissements volontaires en encourageant l'expérimentation dans toutes les séries et spécialités implantées dans votre académie.
b) L'éducation civique, juridique et sociale (ECJS)
Dans le cadre de l'emploi du temps actuel des élèves, l'ECJS sera introduite, à titre expérimental dans les établissements volontaires, en classe de première à raison d'une demi-heure hebdomadaire en classe dédoublée. Il est fortement conseillé de regrouper cet horaire en séquences mensuelles de 2 heures. Le programme qui s'applique est celui en vigueur dans les séries générales (B.O. hors-série n° 7, volume 5, du 31 août 2000).
Son enseignement est pris en charge par des professeurs volontaires. Suivant l'organisation pédagogique propre à l'établissement et suivant la série, il peut être assuré par des professeurs des disciplines d'enseignement général ou technologique.
Un bilan de l'expérimentation permettra notamment de déterminer s'il y a lieu ou pas de procéder à des adaptations réciproques des contenus de l'ECJS et de ceux des disciplines abordant des sujets similaires.
c) Les ateliers artistiques
Ils sont introduits dans les séries technologiques dans les mêmes conditions et selon les mêmes modalités que dans les séries générales.
d) Les heures de vie de classe
Dix heures annuelles de vie de classe sont inscrites à l'emploi du temps des élèves de toutes les classes de première technologique. Ces heures visent à permettre un dialogue entre les élèves de la classe, entre les élèves et les enseignants ou d'autres membres de la communauté scolaire sur toutes questions liées à la vie de la classe, à la vie scolaire ou tout autre sujet intéressant les élèves.
e) La rénovation des programmes
Les programmes d'enseignement du français et de l'éducation physique et sportive étant les mêmes pour tous les élèves de première quelle que soit la série générale ou technologique suivie, les nouveaux programmes définis pour ces deux disciplines s'appliquent donc à la rentrée 2001, en classe de première, dans l'ensemble des séries de la voie technologique : SMS, STI, STL, STT, hôtellerie et techniques de la musique et de la danse.
f) Les classes de première d'adaptation STT
Il convient de rappeler que la disposition dérogatoire, donnant la possibilité aux candidats au baccalauréat de la série STT issus de lycées professionnels de remplacer, pour une durée de cinq sessions à compter de la session 1998, l'épreuve de langue vivante 2 par une épreuve de langue vivante 1 renforcée, prend fin à l'issue de la session 2002 (arrêté du 8 juillet 1997).
La disparition de cette disposition à la session 2003 du baccalauréat impose aux élèves titulaires d'un BEP qui envisageraient à la prochaine rentrée scolaire de préparer un baccalauréat technologique STT par le biais de la première d'adaptation ou d'une classe de première STT, de suivre obligatoirement la deuxième langue vivante.
En conséquence, vous veillerez à la mise en place de cet enseignement dans toutes les classes de première d'adaptation STT et à une large information auprès des élèves concernés.
D - Dispositions communes à l'ensemble des séries générales et technologiques
a) Ateliers artistiques en lycée
L'accès de tous les élèves à une culture artistique est une dimension importante en lycée.
Les ateliers artistiques répondent à un besoin évident : espaces d'innovation pédagogique et de sensibilisation artistique, ils multiplient et diversifient les voies de rencontre avec les arts. Construits autour d'un projet annuel élaboré par une équipe d'enseignants, de partenaires et d'élèves, ces ateliers constituent un élément de la politique artistique et culturelle des lycées. Ils sont de nature à renforcer les liens des établissements avec leur environnement culturel et celui des élèves avec la vie artistique contemporaine.
Les ateliers artistiques viennent en complément des autres formes d'enseignement artistique. Leur ouverture dans les établissements ne doit donc pas se développer au détriment des options d'arts dans les différents domaines. Cette ouverture devra s'effectuer en priorité dans les établissements où n'existe pas d'offre d'enseignement artistique.
Les ateliers artistiques sont organisés dans le cadre du partenariat avec les directions régionales des affaires culturelles (DRAC) ; les interventions des partenaires culturels sont financées à parité par le ministère de l'éducation nationale et celui de la culture.
Une circulaire conjointe des deux ministères de la culture et de l'éducation nationale en précise les objectifs pédagogiques et les modalités de mise en œuvre.
b) Poursuite de l'enseignement de détermination d'EPS de seconde
À partir de la rentrée 2001, un nouveau dispositif s'applique pour les élèves ayant suivi l'enseignement de détermination d'EPS en classe de seconde et souhaitant le prolonger au cours du cycle terminal.
Ces élèves bénéficieront d'un enseignement complémentaire de 4 heures, dont une heure en classe dédoublée, qui s'ajoute à l'enseignement obligatoire de 2 heures en classes de première et terminale. Dans ce cas, le cumul de cet enseignement de complément avec l'option facultative d'EPS de 3 heures n'est pas autorisé. Par ailleurs, ces élèves ne pourront suivre qu'une seule autre option facultative.
Cette disposition s'applique aux séries ES, L, S, SMS, STI, STL et STT. Les arrêtés fixant les horaires de ces séries seront modifiés en conséquence.
En séries générales, dans le cas de choix de l'enseignement complémentaire d'EPS, les TPE pourront impliquer l'EPS.
S'agissant des élèves entrant en classe terminale à la rentrée 2001, et ayant prolongé en première l'enseignement de détermination d'EPS suivi durant l'année scolaire 1999-2000, le régime transitoire initialement prévu par l'arrêté du 19 juin 2000, (à savoir un horaire de 3 h + (1) se substituant à celui de l'option facultative) est modifié conformément aux dispositions mentionnées ci-dessus.
L'enseignement complémentaire d'EPS sera évalué au baccalauréat de la session 2002 et affecté d'un coefficient 2 qui s'ajoutera au coefficient 2 prévu pour l'enseignement obligatoire.
Les modalités d'ouverture de cet enseignement feront l'objet d'une note de service spécifique publiée au B.O. Le programme et les modalités d'évaluation au baccalauréat seront publiés d'ici la fin du mois de juin 2001.
c) Langues vivantes
Vous veillerez tout particulièrement au respect de l'horaire-élève tel que défini par les grilles horaires des arrêtés du 19 juin 2000. Les dédoublements, pour lesquels aucun seuil n'est fixé nationalement, ont pour objet de mettre en place une autre approche pédagogique laissant notamment plus de place à l'expression orale. Vous veillerez à ce que les établissements respectent cette préoccupation pédagogique qui constitue une des originalités de la réforme.
Dès la rentrée 2001, une expérimentation sera mise en place dans des établissements volontaires afin de ménager plus de souplesse dans la gestion des moyens horaires attribués aux établissements pour les langues vivantes. Elle prévoira la possibilité pour les équipes pédagogiques de moduler l'utilisation de l'enveloppe horaire globale de ces disciplines en fonction du projet pédagogique de l'établissement, des besoins spécifiques des élèves et du niveau d'avancement et de compétence atteint par les élèves dans chaque langue.
Un texte spécifique précisera les conditions et les modalités de cette expérimentation.
De façon à conforter et à étendre la diversification des langues offertes au niveau d'un bassin, vous veillerez à ne pas supprimer de poste d'enseignant dans les langues moins enseignées toutes les fois où une suppression mettrait en péril leur maintien dans les trois niveaux de classes du lycée. Vous veillerez, par ailleurs, à ce qu'aucun professeur de langue vivante ne soit plus en sous-service.
S'agissant plus spécifiquement de l'arabe, il convient de développer son enseignement comme langue vivante 3 partout où la présence de professeurs de cette langue le permettra en commençant, à la rentrée 2001, par la classe terminale afin de préparer les élèves à l'épreuve facultative correspondante au baccalauréat.
d) L'éducation à l'orientation
S'agissant de l'orientation, il convient en premier lieu de suivre de très près les évolutions de la répartition des élèves dans les différentes voies et, à l'intérieur de celles-ci, dans les différentes séries.
Vous veillerez à de meilleurs équilibres quantitatifs et qualitatifs entre filières générales et filières technologiques, comme entre filières générales. Pour ces dernières, il importe de rappeler que la rénovation a été conçue pour conforter la spécificité et l'attractivité de chacune d'entre elles et encourager ainsi des choix positifs par les élèves.
Une même attention est nécessaire vis-à-vis des redoublements en fin de seconde dont le niveau élevé traduit des tendances préoccupantes quant aux représentations dominantes chez les élèves des différentes filières. À ce propos, il conviendra de bien informer les élèves sur les réorientations possibles vers la voie professionnelle qui peuvent constituer des choix préférables aux redoublements.
D'une manière générale, vous veillerez à la qualité du dialogue avec les lycéens et les parents en vue de choix d'orientation réfléchis et positifs.
Si l'information est indispensable, elle ne saurait à elle seule permettre de prendre une décision. C'est pourquoi, depuis septembre 1996, la démarche éducative en orientation a pour objectif de développer, chez le lycéen, les compétences lui permettant d'effectuer des choix d'orientation de façon autonome et responsable.
L'éducation à l'orientation n'est pas une nouvelle discipline, mais elle s'appuie sur les contenus disciplinaires dont les objectifs se recoupent avec les siens propres tels que : savoir communiquer, travailler en équipe, repérer les acquis et les lacunes, analyser, hiérarchiser, décider...
De ce fait, les équipes pédagogiques et les conseillers d'orientation-psychologues doivent conjuguer leurs efforts pour proposer aux élèves des temps et des actions propres à favoriser la transition vers les classes de première ou vers l'enseignement supérieur, et d'autres plus propices à la connaissance de soi ou à une meilleure connaissance de l'environnement socio-économique.
e ) Le baccalauréat général et technologique
1) Le baccalauréat général
En juin 2002 entrent en application certaines modifications des épreuves du baccalauréat général prévues par l'arrêté du 10 octobre 2000 (B.O. n° 44 du 7 décembre 2000).
Pour les épreuves anticipées :
- entrée en application, pour toutes les séries générales, d'une nouvelle définition des épreuves de français (dans la suite de l'application du nouveau programme).
Pour les épreuves terminales :
- introduction d'une épreuve écrite obligatoire de LV2 en série S ;
- l'épreuve de "sciences de l'ingénieur" sera organisée conformément à la définition de l'épreuve de technologie industrielle ;
- entrée en application d'une nouvelle définition de l'épreuve orale obligatoire de LV2 et de LV2 de complément (nouvelle appellation de l'épreuve de spécialité) en série ES ;
- introduction d'une épreuve facultative de mathématiques en série L (l'épreuve obligatoire de mathématiques-informatique étant passée en fin de première) ;
- introduction d'une épreuve de spécialité danse en série L et d'une épreuve facultative dans le même domaine dans l'ensemble des séries ;
- possibilité, au second groupe d'épreuves de l'examen, de faire également porter son choix de rattrapage sur les épreuves écrites anticipées ;
- possibilité offerte aux élèves ayant choisi les TPE de les présenter à l'examen comme épreuve supplémentaire.
Les nouvelles définitions d'épreuves seront publiées au B.O. avant la fin de la présente année scolaire.
La mise en place progressive des modifications réglementaires de l'examen sera accompagnée d'un dispositif dérogatoire pour traiter des situations particulières de candidats doublant leur année terminale ou changeant de série. Ce dispositif est prévu par l'arrêté du 19 avril 2001 (B.O. n° 19 du 10 mai 2001).
2) Le baccalauréat technologique toutes séries
Trois modifications seulement interviendront pour cet examen :
- nouvelle épreuve anticipée de français. Des exemples de sujets seront diffusés pour compléter l'information des professeurs et des élèves ;
- possibilité, au second groupe d'épreuves de l'examen, de faire également porter son choix de rattrapage sur les épreuves écrites anticipées ;
- introduction d'une nouvelle épreuve facultative en danse (excepté pour le baccalauréat "techniques de la musique et de la danse").
Il convient d'insister sur la nécessaire information précise à donner aux candidats lors de la publication des textes. L'ensemble des nouvelles dispositions ont fait l'objet d'une note au B.O. n° 38 du 26 octobre 2000 que les chefs d'établissement pourront à nouveau diffuser à la rentrée. Il conviendra également qu'ils veillent à ce que les élèves soient directement informés par leurs professeurs des nouvelles modalités des épreuves.
Pour la nouvelle épreuve anticipée de français, des exemples de sujets seront élaborés et diffusés, comme cela a été fait à l'automne dernier pour les nouvelles épreuves anticipées d'enseignements scientifiques.
f) La vie lycéenne
Cette année constitue une étape déterminante dans l'évolution de la vie lycéenne. En effet, les nouveaux conseils de la vie lycéenne (CVL) se sont mis en place et ont permis d'enclencher une dynamique de dialogue pendant l'année scolaire 2000-2001. Pour leur deuxième année d'existence, il convient de conforter et, si nécessaire, de renforcer cette dynamique afin que ces conseils deviennent le lieu où la démocratie lycéenne trouve réellement à s'exercer. Cela nécessite que soient trouvées dans les établissements les conditions d'une motivation et d'une formation permettant un réel investissement des lycéens.
Aussi les chefs d'établissement veilleront-ils, conformément aux textes de référence, à réunir régulièrement le conseil de la vie lycéenne, à le consulter sur tous les sujets qui le concernent et à prendre en compte les avis qu'il aura émis. Il doit être rappelé à cet égard l'importance de la tenue des CVL avant celle des conseils d'administration.
D'une manière générale, il convient de s'attacher à reconnaître et respecter les droits des lycéens, à susciter et encourager les initiatives lycéennes dans les domaines les plus divers et en particulier les activités civiques, culturelles, sportives ou les actions de prévention et d'éducation à la santé et à la sexualité.
À cet égard, vous apporterez une attention toute particulière à la répartition équitable et à l'utilisation efficace des crédits du fonds de vie lycéenne qui constituent un des outils de développement de la vie lycéenne dans les établissements.
g) Formation des enseignants
L'accompagnement de la mise en œuvre de la réforme des lycées doit constituer un axe fort des plans académiques de formation.
Le programme national de pilotage (PNP) vise à mettre en évidence le sens, la cohérence et les enjeux des réformes engagées, à préciser les principaux axes des politiques académiques de formation continue des personnels concernés et, dans une visée anticipatrice, à enrichir les compétences des formateurs. Il joue à cet égard le rôle d'un cahier des charges de niveau national susceptible d'être décliné aux niveaux déconcentrés.
Les plans académiques de formation doivent prendre en compte à la fois les exigences liées à la mise en œuvre de la réforme des lycées - dont les contenus sont porteurs de nouvelles pratiques pédagogiques - et la nécessité de répondre à la demande du terrain.
Vous vous attacherez à renouveler les formes de mise en œuvre de la formation continue, en limitant le recours encore trop fréquent à la seule formation magistrale, et à développer des modalités de formation qui supposent, via la mise en place de formations de proximité ou de réseaux, que les enseignants échangent des pratiques et à propos de leurs pratiques, qu'ils soient aidés et accompagnés et qu'ils aient à leur disposition un certain nombre d'informations et de ressources (documentation, sites Internet...).
Parallèlement, le site ministériel EDUSCOL et les sites académiques seront enrichis par une mise en ligne de documents de référence et d'exemples de pratiques susceptibles de développer la réflexion pédagogique au sein des établissements.
Une circulaire ultérieure apportera des précisions sur ces questions.
La réforme du lycée entre dans sa troisième année d'application. Une dynamique est enclenchée. Elle repose sur l'implication et le travail en équipe de la communauté éducative.
Outre les actions de formation, les journées de prérentrée constituent un moment privilégié pour favoriser la concertation sur les actions à conduire. Vous veillerez à ce qu'elles permettent aux équipes pédagogiques d'aborder la mise en œuvre des réformes dans les meilleures conditions possibles.
Pour le ministre de l'éducation nationale
et par délégation,
Le directeur de l'enseignement scolaire
Jean-Paul de GAUDEMAR
Annexe 1
TABLEAU DES NOUVEAUX PROGRAMMES APPLICABLES À LA RENTRÉE 2001
Classes et séries concernées DisciplinesClasse de seconde générale et technologique - histoire-géographie
- mesures physiques et informatique, initiation aux sciences de l'ingénieur, informatique et systèmes de production
(enseignements de détermination)
- latin, grec (enseignements de détermination et option facultative)Classe de première ES - français
- mathématiques
- sciences économiques et sociales
- arts (option facultative, domaines : arts plastiques, cinéma-audiovisuel, histoire des arts, musique, théâtre-expression dramatique)
- EPSClasse de première L - français-littérature
- mathématiques-informatique
- arts (enseignement obligatoire au choix et option facultative, domaines : arts plastiques, cinéma-audiovisuel, histoire des arts, musique, théâtre-expression dramatique)
- EPSClasse de première S - mathématiques
- physique-chimie
- sciences de la vie et de la Terre
- sciences de l'ingénieur
- français
- arts (option facultative, domaines : arts plastiques, cinéma-audiovisuel, histoire des arts, musique, théâtre-expression dramatique)
- EPSClasses de première technologiques
(toutes séries)- français
- EPS
- arts (option facultative, domaines : arts plastiques, cinéma-audiovisuel, histoire des arts, musique, théâtre-expression dramatique)Classes terminales ES, L, S - éducation civique, juridique et sociale
- philosophie
- arts : domaine danse (série L : enseignement de spécialité ; séries ES, L et S : option facultative)Classe terminale L - mathématiques (option facultative) Classes terminales technologiques
(toutes séries)- arts : domaine danse (option facultative)
Annexe 2
LISTE DE THEMES NATIONAUX DES TRAVAUX PERSONNELS ENCADRÉS (TPE) POUR L'ANNÉE SCOLAIRE 2001-2002
I - Classes de première
La liste des thèmes publiée en annexe de la note de service n° 2000-086 du 15 juin 2000 (B.O. n° 24 du 22 juin 2000) reste inchangée.
Série ES
- La ville
- Les loisirs en tant que pratique culturelle
- Réalité et impact des indicateurs chiffrés
- Les élites
- La presse écrite
- Les entreprises et leurs stratégies territoriales
Série L
- Frontière
- Arts, littérature et politique
- Représenter la guerre
- Mémoire / Mémoires
- Les Barbares
- La ville
Série S
- Croissance
- Eau
- Images
- Risques naturels et technologiques
- Sciences et aliments
- Temps, rythmes et périodes
II - Classes terminales
* Thèmes communs aux trois séries :
- L'Europe
- Ordre et désordre
* Thèmes spécifiques à chaque série :
Série ES
- Les transformations du travail
- Les élites
- Les entreprises et leurs stratégies territoriales
- La ville
Série L
- Héritage et invention
- La ville
- Frontière
- Arts, littérature et politique
Série S
- Espace et mouvement
- Croissance
- Images
- Sciences et aliments.
Pour chacune des séries ES, L et S, trois des thèmes spécifiques sont communs aux classes de première et terminales. Ce dispositif a été conçu de manière à limiter le renouvellement annuel des thèmes et favoriser l'homogénéité et la continuité des TPE sur l'ensemble du cycle terminal pour les équipes pédagogiques qui souhaitent réinvestir des recherches entreprises à l'occasion du TPE de première. Les productions doivent être modestes et leur support diversifié, à la mesure des possibilités locales et personnelles d'investissement de chacun. Il ne doit s'agir ni de mémoires ni de mini-thèses.
Dans le cas où le thème retenu en classe terminale est identique à celui de la classe de première, les enseignants veilleront à ce que les élèves renouvellent le sujet choisi pour le TPE de la classe terminale.
Pour faciliter le travail des enseignants, un document d'accompagnement sera à leur disposition à la rentrée et fournira aussi bien des pistes de travail que des suggestions diversifiées sur les productions possibles autour d'un même thème ou sujet.
ENSEIGNEMENT SECONDAIRE
Préparation de la rentrée 2001 dans les collèges
NOR : MENE0101309C
RLR : 520-3
CIRCULAIRE N°2001-105
DU 8-6-2001
MEN
DESCO A2
Texte adressé aux rectrices et recteurs d'académie ; aux inspectrices et inspecteurs d'académie, directrices et directeurs des services départementaux de l'éducation nationale ; aux inspectrices et inspecteurs d'académie, inspectrices et inspecteurs pédagogiques régionaux ; aux chefs d'établissement
o La rentrée 2001 marque le début de la mise en œuvre des orientations sur l'avenir du collège présentées en avril dernier. Ces orientations ont rappelé la fonction de "creuset social" du collège républicain qui doit être animé d'une triple ambition pédagogique :
- concilier l'unité des exigences et la pluralité des parcours : tous les élèves sont inscrits dans un collège qui en a la pleine responsabilité, qui leur offre une pluralité d'itinéraires tout en maintenant un niveau élevé d'exigence pour tous ;
- apporter une réponse plus efficace à la réussite et aux difficultés des élèves : tous les élèves ont la possibilité d'explorer, à partir du cycle central, différents domaines d'étude, de façon à mieux préparer leur choix d'orientation à l'issue de la troisième ;
- prendre en compte dans l'organisation des enseignements les préoccupations liées au développement de l'élève dans sa globalité, à ce moment très particulier de construction de sa personnalité et de son affectivité.
Un certain nombre de conditions sont nécessaires à la réalisation de cette ambition.
- Il faut garantir le niveau et la cohérence des compétences et des savoirs que les élèves doivent maîtriser en quittant le collège. Pour cela, un "cahier d'exigences" élaboré par le Conseil national des programmes dessinera l'idéal éducatif du collégien. Ce cahier, pour lequel le travail est déjà engagé, sera largement diffusé, après consultation des instances officielles, dans le courant du premier trimestre 2001-2002.
- Il faut mettre en œuvre, tout au long du parcours du collégien, une évaluation régulière et rigoureuse, aux fonctions bien identifiées. Au début du parcours, à l'entrée en sixième, puis en cinquième, cette évaluation aura essentiellement une visée diagnostique. Lorsqu'on approchera de la fin de ce parcours en fin de quatrième (épreuve anticipée du brevet), puis en fin de troisième, il s'agira d'une évaluation à finalité certificative. Dans cette perspective, un brevet d'études fondamentales attestera la maîtrise de compétences et de connaissances définies nationalement.
- Il faut enfin encourager les initiatives des établissements pour que les équipes pédagogiques mettent en place les dispositifs les mieux adaptés aux besoins des élèves. Les établissements, par l'intermédiaire de leur conseil d'administration, doivent exercer pleinement leur autonomie et leur responsabilité pédagogique et éducative. Les objectifs qu'ils se seront fixés dans le cadre de leur projet ainsi que les actions qui en découlent seront pris en compte pour l'attribution des moyens.
Désormais, en effet, les moyens affectés à chaque collège pour réaliser son projet seront globalisés dans une même enveloppe. Le conseil d'administration de l'établissement aura à se prononcer sur la répartition de ces moyens, d'une part en référence aux horaires d'enseignement nationalement définis, d'autre part en réponse aux besoins spécifiques de sa population scolaire. Cette profonde transformation exige la mobilisation de tous les acteurs pour une action cohérente, ordonnée et méthodique, prenant appui sur la créativité de la communauté éducative.
Le calendrier de mise en œuvre de ces orientations sera progressif et concernera les trois prochaines années scolaires :
- la rentrée 2001 pour la classe de sixième ;
- la rentrée 2002 pour les classes de cinquième et de quatrième, avec la généralisation des itinéraires de découverte et la création de l'épreuve anticipée du brevet d'études fondamentales à la fin de la classe de quatrième ;
- la rentrée 2003 pour la classe de troisième avec, en fin d'année, la première session du brevet d'études fondamentales.
La présente circulaire est centrée sur la classe de sixième, priorité de la rentrée 2001. Elle appelle cependant les collèges à préparer les prochaines échéances relatives aux différentes étapes du nouveau parcours du collégien. Le rôle des sections d'enseignement général et professionnel adapté (SEGPA) est rappelé. La circulaire insiste également sur les réponses à apporter aux élèves en difficulté et sur les questions relatives à la vie des élèves dans l'établissement. Elle souligne enfin la nécessité de mettre en cohérence ces priorités dans le projet d'établissement et précise le cadre nouveau d'utilisation des moyens.
I - ACCUEILLIR LES ÉLÈVES DE SIXIÈME, PRIORITÉ DE LA RENTRÉE 2001
Le passage de l'école élémentaire au collège est un moment clé qui doit être accompagné de façon à aider chaque élève à poursuivre sa scolarité dans les meilleures conditions. Dans le prolongement des actions déjà engagées les années passées, il est essentiel d'accroître la qualité et l'efficacité de l'accueil, en expliquant aux élèves et à leur famille le cadre pédagogique et méthodologique du collège. Des dispositifs adaptés doivent aider au plus tôt chaque élève à maîtriser son travail personnel, à progresser à son rythme dans l'acquisition et la consolidation des savoirs et des comportements fondamentaux nécessaires à la poursuite de sa scolarité.
Dans cet esprit, pour conserver à cette phase d'accueil tout son sens et pour ne pas prendre le risque de sous-estimer les performances et les compétences des élèves, l'évaluation de début de 6ème n'interviendra pas avant la troisième semaine de l'année scolaire.
I.1 S'organiser pour mieux accueillir les élèves
Dès la première semaine, il conviendra de donner aux élèves les repères indispensables à une bonne intégration. Il s'agira de leur faire comprendre les attentes du collège en termes de savoirs, de méthodes, de comportements, et de donner confiance aux plus fragiles en s'appuyant sur les éléments de continuité qui existent d'un degré d'enseignement à l'autre.
L'accueil engage l'ensemble de la communauté éducative, naturellement au premier chef les personnels de direction et les enseignants (notamment les professeurs principaux et l'équipe pédagogique de chaque classe de 6ème) mais aussi les conseillers principaux d'éducation, les conseillers d'orientation-psychologues, les surveillants, les personnels administratifs, techniques, ouvriers et de service, les personnels sociaux et de santé.
L'accueil concerne en effet, au même titre que la pédagogie, la vie scolaire et la compréhension des différents espaces dans lesquels l'élève aura à se déplacer et à vivre : le centre de documentation et d'information, les classes spécialisées, la cantine, le bâtiment administratif, les salles d'études et de permanence, les espaces d'éducation physique et sportive, les points d'arrêt des transports scolaires, etc.
Les équipes pédagogiques détailleront les aspects les plus formels de l'activité scolaire (normes et conventions diverses, tenue des cahiers de textes, des cahiers et des classeurs). Elles expliqueront la répartition dans le temps du travail personnel. Elles prendront le temps de préciser les objectifs et les méthodes propres à chaque discipline. Elles travailleront le plus concrètement possible sur le langage et la communication entre les professeurs et les élèves, de façon à s'assurer que le sens des mots soit bien compris de tous et dans toutes les disciplines.
Cette attention accordée à l'accueil pourra justifier un aménagement de l'organisation habituelle des activités, qu'il s'agisse de l'emploi du temps des élèves et/ou des modalités d'intervention des professeurs. D'une manière générale devront être favorisées les initiatives qui visent à donner aux élèves des occasions de mieux se connaître, de mieux connaître leur établissement et les exigences du travail et de la vie scolaires. Ainsi, les élèves gagneront à disposer de temps de rencontre et de dialogue avec les professeurs.
Il en va de même des initiatives visant l'appropriation des règles de la vie commune et des comportements de respect mutuel, qui pourront revêtir des formes diverses y compris, par exemple, un stage court à l'extérieur du collège, de préférence quelques semaines après la rentrée scolaire.
I.2 Suivre et accompagner le travail personnel des élèves
Au-delà de la période d'accueil, la même attention doit se porter sur le travail personnel des élèves tout au long de cette première année. À cette fin et en utilisant les moyens clairement identifiés à cet effet, chaque collège intégrera dans son projet un dispositif d'accompagnement du travail personnel.
Pour être opérant, ce dispositif devra d'une part s'articuler parfaitement à ce qui aura été présenté aux élèves pendant la période d'accueil : permettre aux nouveaux collégiens de mettre en application, au plus vite, ce qu'ils viennent récemment d'acquérir, notamment en termes de méthodes, ne peut que les conforter dans leur capacité à s'intégrer dans ce nouvel univers.
Il devra d'autre part être suffisamment diversifié dans ses modalités pour que les élèves en difficulté en tirent le meilleur profit. Pour ces élèves en particulier, le rôle des professeurs est essentiel : l'accompagnement de leur travail personnel multiplie les temps d'explication, de vérification, de remédiation. Les diverses modalités d'études, mais aussi des expériences de permanences tenues par certains enseignants, qui reçoivent les élèves sur rendez-vous pour traiter de problèmes scolaires ponctuels, sont également à envisager.
Il en va de même des différentes formules de tutorat, ayant fait leurs preuves, qui peuvent mobiliser les personnels éducatifs de l'établissement, mais aussi, de manière souvent féconde, un élève plus âgé prenant en charge un élève de sixième.
I.3 Développer des réponses innovantes
I.3.1 Les classes à projet artistique et culturel
Les classes à projet artistique et culturel qui, dans le cadre du plan de cinq ans pour les arts et la culture, sont mises en place à la rentrée 2001, contribuent à l'intégration des élèves. Elles intéressent donc de façon prioritaire le niveau sixième. Elles font l'objet d'une circulaire propre.
Elles seront développées d'abord dans les collèges les plus sensibles, qu'il s'agisse d'établissements relevant de l'éducation prioritaire ou marqués par un isolement en milieu rural. Elles ne devront en aucun cas être l'occasion de constituer des classes spécifiques.
I.3.2 De nouveaux modes d'organisation du collège
Par-delà les dispositifs particuliers, l'accueil des élèves et l'accompagnement de leur travail personnel peuvent bénéficier de nouveaux modes d'organisation du collège. Ainsi, par exemple, les expériences de "mini collèges" qui visent à instaurer, au sein de l'établissement, des unités plus réduites d'une centaine d'élèves, regroupés par niveaux, apparaissent comme favorisant la concertation des équipes éducatives et permettent un suivi plus individuel des élèves.
De même, des nouveaux modes d'organisation de l'enseignement, comme la prise en charge de deux disciplines par des professeurs volontaires, peuvent rendre perceptible aux élèves la cohérence des contenus, des méthodes et des démarches de disciplines différentes.
Un document recensant les diverses expérimentations et innovations conduites ces dernières années sera élaboré avec le concours du Conseil national de l'innovation pour la réussite scolaire et mis à la disposition des collèges dans les meilleurs délais.
Les collèges pourront s'inspirer des exemples ainsi recueillis sans qu'ils aient pour autant vocation à devenir des modèles. Il importe en effet que chaque établissement trouve les modes d'organisation les mieux adaptés au public accueilli et aux caractéristiques de son contexte.
I.3.3 La participation des parents et des partenaires
Chaque fois que ce sera possible, les parents d'élèves seront associés à la démarche d'accompagnement du travail personnel, tant il est vrai que du regard qu'ils portent sur l'école dépend beaucoup la réussite de leurs enfants. Lorsque les parents prennent en compte les contraintes scolaires, soutiennent les efforts dans l'apprentissage des leçons et la réalisation des devoirs par écrit, ils transmettent aux enfants une culture du travail scolaire. Tous les parents ont une forte attente à l'égard de l'école où ils doivent pouvoir trouver de l'aide.
Toutes les initiatives qui visent à instaurer une confiance et un respect mutuels entre les familles et l'institution scolaire doivent être favorisées. Outre la formule classique des journées "Portes ouvertes", d'autres types d'action visant l'intégration des parents sont possibles, notamment leur participation à une journée de cours de l'élève.
Les principaux outils de la communication institutionnalisée avec les familles devront être présentés : le carnet de correspondance, les bulletins scolaires, les réunions collectives, les entretiens individuels, le cahier de textes de la classe. Il en sera de même du futur "cahier d'exigences". Le dialogue avec les familles est essentiel si l'on veut installer l'élève dans des conditions propres à lui faire assumer sereinement sa scolarité.
Les professeurs principaux utiliseront avec profit le document "Mon Journal de 6ème", comme un "carnet de bord" du nouveau collégien. Ce document, dont la troisième édition sera adressée aux établissements pour la rentrée, permet également aux parents de suivre les étapes de l'intégration de leurs enfants dans le collège.
Des partenariats peuvent être noués avec des associations dans le cadre des contrats éducatifs locaux. Déjà, de nombreuses municipalités mettent à disposition des élèves et de leurs familles des locaux, dans lesquels un suivi scolaire peut être assuré par des parents ou des éducateurs, en collaboration étroite avec des équipes pédagogiques. De plus, un travail interministériel est en cours afin de réviser la Charte de l'accompagnement scolaire dans le premier et le second degrés pour les enfants et les adolescents qui ne bénéficient pas des conditions optimales de réussite scolaire. Cette charte précisera dans quelles conditions les parents pourront se voir offrir un espace d'information, de dialogue ou de soutien, une plus grande implication dans le suivi et l'accompagnement de la scolarité de leurs enfants.
I.4 Renforcer le dispositif de liaison école primaire-sixième
Le dispositif de liaison entre l'école primaire et le collège permet aux équipes pédagogiques des deux degrés d'harmoniser leurs pratiques et d'opérer un véritable suivi des élèves. Cette continuité pédagogique et didactique est nécessaire : elle se traduit par l'organisation pour les écoliers de visites de leur futur établissement, par des échanges avec leurs futurs enseignants, par leur participation à des cours, par des rencontres sportives et culturelles, ou des projets pédagogiques communs aux deux degrés . Les élèves du cycle 3 peuvent ainsi se préparer à leur arrivée au collège.
La liaison école primaire-sixième permet aussi d'assurer un suivi plus rigoureux des élèves. La transmission des dossiers s'accompagne d'une réflexion commune aux enseignants des deux degrés, à laquelle il paraît utile de pouvoir associer les réseaux d'aide (RASED) et les conseillers d'orientation-psychologues concernés. La constitution des classes de 6ème prend souvent en compte l'avis des professeurs des écoles. Cette pratique doit être encore développée.
L'exploitation des résultats de l'évaluation à l'entrée en sixième est enfin très souvent un moment de rencontre privilégié entre les équipes du premier et du second degrés. Ces contacts doivent être encore approfondis.
1.4.1 La continuité pédagogique et didactique
La maîtrise de la langue
Il conviendra d'apporter une attention rigoureuse à la maîtrise de la langue au collège, dans la plus grande continuité possible avec le travail entrepris à l'école élémentaire où elle constitue la première priorité. Lire, écrire, parler sont des compétences sur lesquelles s'affirme l'existence de l'individu. Elles sont susceptibles d'être améliorées tout au long de la scolarité. Elles concernent tous les domaines disciplinaires même si l'approche technique de la langue française relève plus particulièrement du professeur de français : la maîtrise de la langue se développe et s'enrichit par la diversité des approches, des contenus et des modes de structuration de l'esprit propres à chaque domaine de connaissances.
Dans cette logique tous les professeurs, quelle que soit leur discipline, auront à cœur d'exiger de leurs élèves qu'ils utilisent la langue française avec les caractéristiques de registre, d'orthographe et de syntaxe qui sont les siennes. Les ateliers de lecture, en favorisant dans toutes les disciplines une approche nouvelle de la langue écrite et une mise en œuvre originale de l'expression orale, ont ouvert la voie à des pratiques de lecture collective et individuelle qui mettent en évidence les repères et les méthodes susceptibles de favoriser l'accès à la culture.
Les langues vivantes
Dans le cadre du plan de développement des langues vivantes et à la suite de la généralisation de l'enseignement des langues à l'école primaire, l'apprentissage d'une deuxième langue sera introduit progressivement à compter de la rentrée 2002 en sixième afin d'atteindre l'objectif de maîtrise d'au moins deux langues vivantes, à des niveaux de compétence comparables, pour tous les élèves à la fin des études secondaires.
Cette politique ambitieuse s'appuie sur les principes de continuité des apprentissages, de diversification des langues et de cohérence des parcours des élèves en langues vivantes tout au long de leur scolarité. Une carte des langues doit être élaborée, au niveau de chaque circonscription pour ce qui concerne la cohérence école-collège, et au niveau du bassin de formation pour ce qui concerne la cohérence collège-lycée, afin de rendre possible, de l'école au lycée, et quelle que soit la voie choisie à l'issue du collège, la poursuite des apprentissages entrepris. À cet égard, le rapprochement souhaité entre les deux découpages actuels, les circonscriptions d'inspection primaire d'une part et les bassins d'autre part, ne pourra que faciliter la recherche d'une telle cohérence.
Les disciplines scientifiques
L'enseignement des sciences et de la technologie fait l'objet, depuis la rentrée 2000, d'une rénovation pédagogique visant à donner plus de place aux investigations réfléchies, complétées le cas échéant par une recherche documentaire, de façon à favoriser le développement des capacités des élèves à argumenter de façon rigoureuse, en prenant appui sur leur intelligence concrète (note de service n° 2000-078 du 8 juin 2000). Les enseignants du collège doivent avoir une bonne connaissance de ces nouvelles stratégies pédagogiques dans le souci d'une meilleure continuité des apprentissages. Toute information peut leur être apportée dans le cadre des liaisons entre l'école et le collège dans la rubrique "Sciences à l'école" du site Internet EduSCOL : http://www.eduscol.education.fr
Le brevet informatique et internet (B2i)
Les principaux sont invités à mobiliser les équipes pédagogiques sur le "brevet informatique et internet" (B2i), créé par la note de service n° 2000-206 du 16 novembre 2000, et conçu selon le principe d'un suivi continu des apprentissages de l'école au collège. Il est souhaitable que cette mobilisation concerne les enseignants de toutes les disciplines.
Dès la rentrée 2001, certains élèves ayant validé à l'école tout ou partie des compétences du B2i de niveau 1 entreront au collège. Cette validation devra donc être achevée en sixième pour les élèves dont le bilan des acquisitions, formalisé par la feuille de position B2i, en fera apparaître la nécessité. Ces acquisitions seront poursuivies tout au long de la scolarité au collège jusqu'à la validation de niveau 2.
I.4.2 L'exploitation pédagogique des résultats des évaluations diagnostiques
L'évaluation nationale à l'entrée en sixième, mise en oeuvre durant la troisième semaine après la rentrée, est un outil pédagogique qui permet de dessiner le profil pédagogique de la classe et de mettre en évidence les lacunes, les difficultés, mais aussi les acquis et les points forts des nouveaux collégiens, facilitant ainsi l'élaboration des progressions qui tiennent compte des besoins spécifiques de chacun.
Il importe que dans chaque établissement le plus grand soin soit apporté aux bilans précis et nuancés qui seront faits à l'issue des évaluations. Les savoirs et savoir-faire nécessaires à la poursuite des apprentissages doivent être appréciés au plus près par les enseignants afin d'envisager des organisations et des pratiques pédagogiques au sein desquelles trouvent leur place des projets personnalisés, propres à garantir la continuité et la poursuite des apprentissages futurs de chaque collégien. Chaque projet personnalisé doit faire l'objet d'un échange avec l'élève et ses parents.
Mis en œuvre au début de la sixième, ces projets personnalisés et, par extension, toutes les approches différenciées, feront l'objet d'un suivi régulier tout au long de l'année.
De nombreuses pistes de travail sont proposées dans les protocoles d'évaluation. Les équipes pédagogiques sont invitées à les exploiter davantage dans toutes les disciplines. Elles ouvrent la voie à une diversification des approches. Les exercices proposés dans les banques d'outils d'aide à l'évaluation auxquelles on peut, dès aujourd'hui, accéder via Internet, sont à même de permettre une évaluation aux moments jugés opportuns par les enseignants de façon, notamment, à apprécier les résultats des projets développés. D'ores et déjà des exercices sont proposés en français, mathématiques et dans les disciplines scientifiques.
Un bilan de l'utilisation pédagogique des résultats de l'évaluation sixième et des projets individualisés élaborés à cette occasion sera demandé à chaque collège à la fin du premier trimestre de l'année 2001-2002. Ce bilan sera présenté au conseil d'administration.
À la rentrée 2002, le protocole national d'évaluation de sixième pourra être étendu à d'autres champs disciplinaires que le français et les mathématiques, en particulier aux langues vivantes. À cette même rentrée, les enseignants de cinquième trouveront dans la banque d'outils d'aide à l'évaluation de nouveaux exercices qui leur permettront de faire un nouveau point systématique, d'envisager la poursuite de progressions et de réajuster les projets individualisés pour le cycle central.
Les personnels de direction et d'inspection veilleront ensemble à ce que les résultats des élèves à l'évaluation sixième soient effectivement transmis aux écoles de leur secteur, et à ce que les exploitations pédagogiques de ces résultats réunissent les professeurs des écoles et des collèges, autour d'objectifs communs. Outre le fait que cette concertation enrichit les liens pédagogiques entre le premier et le second degrés, elle favorise l'analyse collective des besoins et la multiplicité des regards sur les nouveaux arrivants au collège. Elle doit également associer l'ensemble de l'équipe pédagogique, tant il est vrai que la reconnaissance de l'élève dans sa globalité ne peut s'accomplir que dans le travail en équipe.
De ce point de vue, l'implication des corps d'inspection territoriaux, relais essentiels auprès des équipes pédagogiques et des chefs d'établissement, est indispensable au renforcement des liens pédagogiques entre l'école et le collège.
I.5 Apporter une réponse plus efficace aux difficultés des élèves
Le principe général qui doit inspirer toute action appelle chacun à porter sur les élèves un regard positif, à repérer les voies dans lesquelles ils seraient susceptibles de réussir et de prendre confiance en eux. Ce principe doit prévaloir non seulement dans la mise en œuvre des dispositions spécifiques, mais aussi au quotidien, dans les enseignements communs.
Au cours de ces dernières années, le collège a connu une multiplication de mesures d'aide aux élèves. Bien que des moyens importants aient été consacrés à ces mesures, surtout dans les collèges confrontés à une concentration d'élèves en difficulté, leurs effets, tels qu'ils ont été constatés par l'inspection générale de l'éducation nationale, n'ont pas toujours eu l'efficacité attendue.
Dès la rentrée prochaine, ces moyens seront intégrés dans l'enveloppe globale de l'établissement, sans pour autant être enfermés dans un cadre réglementaire étroit. Il s'agit par là de faire confiance aux équipes de terrain et à leur créativité pédagogique pour expérimenter des dispositifs originaux de prise en charge des élèves en difficulté.
Mais une prise en compte plus spécifique de la difficulté scolaire dans le cadre des enseignements communs doit aussi être développée. Outre l'adaptation des progressions résultant de l'exploitation des résultats de l'évaluation, cette prise en compte peut passer par exemple par l'organisation d'emplois du temps permettant de regrouper autrement les élèves et de les mobiliser de façon différenciée. Ce type d'organisation a l'avantage de développer le travail en équipe des enseignants, à travers l'analyse collective des besoins des élèves.
Il convient également de souligner le pouvoir motivant des technologies de l'information et de la communication, outils de pédagogie différenciée. Des efforts ont été consentis dans de nombreux établissements pour que se concrétisent des offres de parcours individualisés, constitutives de la logique d'un collège "pour tous et pour chacun".
Parallèlement, la direction de l'enseignement scolaire (DESCO) va entreprendre le recueil des expériences les plus significatives en matière de prise en charge des difficultés scolaires. Le document qui en résultera devrait constituer une ressource pour les équipes pédagogiques.
II- PRÉPARER LES AUTRES ÉTAPES DU PARCOURS DU COLLÉGIEN
Dans les prochaines semaines seront mis en place les groupes de travail qui, au niveau national, seront chargés d'élaborer les référents de l'évaluation en début de cinquième ainsi que la définition des épreuves du brevet d'études fondamentales.
Dans le même temps la réflexion va également s'engager sur la pluralité des cheminements pour atteindre les exigences communes : itinéraires de découverte au cycle central et enseignements choisis en classe de troisième.
II.1 Préparer la mise en place des itinéraires de découverte
À la rentrée 2002, les itinéraires de découverte seront intégrés dans l'emploi du temps des élèves sur la base de deux heures hebdomadaires. Ils devront s'inspirer des quatre domaines interdisciplinaires suivants :
- la nature et le corps humain,
- les arts et les humanités,
- les langues et les civilisations,
- la création et les techniques.
La réflexion préparatoire à la mise en œuvre des itinéraires de découverte visera au premier chef à en expliciter les objectifs ainsi que leurs liens avec les programmes. En effet, à travers ces formes nouvelles de travail, il convient non seulement de développer l'autonomie des élèves mais aussi et surtout de contribuer à leurs apprentissages scolaires.
Cette réflexion s'attachera également aux modalités d'organisation et d'évaluation, notamment dans la perspective de l'épreuve anticipée du brevet d'études fondamentales.
Pilotée nationalement, cette réflexion sera relayée au niveau académique de façon à recueillir les contributions des établissements et à prendre appui sur les actions interdisciplinaires conduites souvent avec succès dans le cycle central au cours des dernières années. Pour ce faire, une journée banalisée sera dégagée dans chaque collège au cours du premier trimestre de l'année scolaire selon des modalités qui seront précisées ultérieurement. Cette réflexion débouchera également sur la publication, par la DESCO, d'une note de service et d'une brochure d'accompagnement fixant le cadre de la démarche et en fournissant quelques illustrations.
Pendant l'année 2001-2002, les équipes déjà engagées en matière de pratiques interdisciplinaires sont invitées à poursuivre les actions entreprises. Elles bénéficieront ainsi de la dynamique induite par la réflexion sur les itinéraires de découverte.
II.2 Préparer une orientation positive
La préparation de l'orientation en fin de troisième est un enjeu éducatif important : trop d'élèves redoublent en effet la classe de seconde. S'agissant de l'orientation et de l'affectation en lycée professionnel, et afin de limiter au maximum le nombre d'élèves sans affectation à la rentrée scolaire, différentes mesures, inspirées des recommandations d'un récent rapport de l'inspection générale de l'administration de l'éducation nationale et de la recherche (IGAENR), font l'objet d'une circulaire spécifique (n° 2001-072 du 19 avril 2001).
II.2.1 L'ouverture à des projets professionnels
Pour ce faire, il faut que les élèves puissent diversifier et approfondir leurs centres d'intérêt pour préparer leur choix d'orientation. Avec les conseillers d'orientation-psychologues, les équipes pédagogiques doivent travailler sur les représentations que se font les jeunes et leurs familles de la voie professionnelle, leur permettre de mieux connaître les spécialités et les capacités d'accueil des lycées professionnels.
En complémentarité des actions mises en œuvre pour l'éducation à l'orientation, une attention particulière sera portée aux établissements qui expérimentent "les entretiens plan de carrière à 15 ans". Cette aide spécifique aux élèves, un an avant la fin de l'obligation scolaire et quelle que soit la classe fréquentée, leur permet de se situer et d'envisager les poursuites d'études possibles sans être dans l'urgence de la prise de décision. Des visites approfondies en lycées professionnels pourront être organisées, ainsi que des rencontres entre enseignants de collège et de lycée professionnel. Elles ont pour objectif de favoriser la continuité de l'enseignement des disciplines.
Pour certains élèves, la découverte de nouvelles activités à dimension professionnelle peut favoriser un nouveau départ. Dans un contexte différent du collège, ces élèves peuvent être valorisés, construire un projet personnel et se déterminer éventuellement pour une orientation professionnelle. Un itinéraire de formation de ce type justifie qu'ils suivent tout ou partie de leur classe de troisième en lycée professionnel. Pour autant, leur scolarité doit demeurer référée aux exigences du collège, ce qui suppose pour les lycées professionnels les accueillant de répondre à un cahier des charges renvoyant explicitement à ces exigences.
Le développement de classes de troisième à projet professionnel sera encouragé dès cette rentrée. Vous pourrez vous inspirer des expériences conduites par plusieurs académies et qui seront référencées dans le site Eduscol de la DESCO : exemples de conventions négociées entre des collèges et des lycées professionnels, conditions d'accès à ce type de dispositif, modalités pédagogiques mises en œuvre dans le cahier des charges. Un premier bilan de ces dispositifs académiques sera réalisé au cours de l'année scolaire 2001-2002.
II.2.2 La connaissance des métiers
Les collèges doivent participer davantage à l'information des élèves sur les métiers. Cette mission, pilotée par les professeurs principaux et les conseillers d'orientation-psychologues, devrait bénéficier de la récente modification de l'article L. 211-1 du code du travail, relatif aux modalités d'accueil des élèves en milieu professionnel. Cette modification va permettre, dans des conditions qui seront précisées dans un décret d'application en cours d'élaboration, d'organiser des visites d'information, des séquences d'observation et des stages en milieu professionnel pour des élèves soumis à l'obligation scolaire.
Ce nouveau cadre réglementaire permettra également de généraliser, pour tous les élèves à partir de la classe de quatrième, les contacts avec les milieux professionnels qui ont déjà été expérimentés dans plusieurs collèges. La "connaissance des métiers" pourra prendre la forme d'un séjour individuel ou collectif en milieu professionnel. L'intérêt est que ce séjour soit bien préparé et qu'il donne lieu à un rapport dans lequel les élèves s'efforcent de dégager les leçons tirées de cette courte immersion dans la vie professionnelle. Une évaluation de ce travail sera mentionnée dans les bulletins trimestriels des élèves.
III - FAVORISER L'INTÉGRATION DES PUBLICS SPÉCIFIQUES
III.1 Poursuivre la rénovation des SEGPA
Au collège, l'organisation d'enseignements adaptés répond à une exigence : prendre en charge des élèves dont les difficultés scolaires apparaissent distinctes et spécifiques. En ce sens, la réaffirmation de la mission particulière confiée aux sections d'enseignement général et professionnel adapté (SEGPA) commande de poursuivre résolument leur intégration au sein du collège, afin que chaque élève ainsi scolarisé accède, au terme d'une formation commune de la sixième à la troisième, à une formation professionnelle qualifiante et diplômante de niveau V.
La rénovation des enseignements généraux et professionnels adaptés du second degré, engagée dans les académies depuis la publication des textes de 1996 et 1998, témoigne d'un travail pédagogique et éducatif important. Toutefois, la mise en œuvre de cette rénovation s'effectue dans les académies de façon très inégale.
Il convient aujourd'hui, à la faveur des nouvelles orientations sur l'avenir du collège, et après les tables rondes organisées à l'initiative du ministre délégué à l'enseignement professionnel, de tout mettre en œuvre afin de conduire les élèves de SEGPA sur la voie de la réussite.
III.1.1 Des logiques de parcours
Les parcours de formation proposés par les SEGPA s'inscrivent dans la durée. Ils doivent permettre aux élèves de construire un projet de formation réaliste et durable. En ce sens, vous veillerez à ce que les orientations en SEGPA leur permettent d'y accomplir l'ensemble de leur parcours collégien, sauf quand le retour vers un cursus ordinaire est souhaitable et possible. Les entrées actuellement observées au niveau des classes de cinquième, de quatrième, voire de troisième, devront revêtir à l'avenir un caractère exceptionnel, même si les réponses que peuvent apporter les SEGPA, au cas par cas, ne doivent pas être écartées a priori. Enfin il conviendra de faire en sorte qu'à l'issue de l'école primaire, les élèves pour lesquels une orientation en SEGPA aura été prononcée puissent y être affectés.
Afin d'accompagner ces recommandations, je vous invite à mettre en place, au sein de votre académie, un groupe de travail chargé d'étudier les conditions d'orientation, d'affectation et de suivi des élèves de SEGPA notamment au regard des critères et des outils d'analyse et d'évaluation utilisés par les commissions de l'éducation spéciale. Vous transmettrez les résultats de ces travaux à la direction de l'enseignement scolaire. Ils feront l'objet d'une synthèse nationale puis d'un travail conjoint avec vos équipes académiques de façon à préparer de manière plus efficace les prochaines rentrées.
Dans le même temps il faudra veiller à ce que les SEGPA, dans le cadre de la liaison école-collège, fassent l'objet d'un travail de sensibilisation auprès des familles et des élèves, destiné à favoriser un investissement positif de la scolarité.
III.1. 2 Le renforcement de la liaison avec le lycée professionnel
Le parcours vers une professionnalisation progressive des collégiens de SEGPA en quatrième et en troisième, les modalités d'accompagnement et de suivi au-delà de la classe de troisième, et les questions liées à l'accès à la qualification professionnelle, feront l'objet de recommandations pédagogiques spécifiques.
L'enquête conduite annuellement sur les élèves sortant de troisième de SEGPA marque une progression constante du nombre d'élèves accédant à une qualification. Il n'en demeure pas moins que les résultats restent très hétérogènes et que nombre d'académies doivent poursuivre leurs efforts. L'objectif est que, d'ici cinq ans, tous les élèves puissent bénéficier d'une formation qualifiante de niveau V et que la majorité d'entre eux y réussissent. Pour ce faire, il est indispensable que les académies se dotent d'un programme explicite en ce sens.
La transition entre le collège et le lycée professionnel s'appuiera sur la mise en réseau des établissements, l'objectif étant de permettre aux élèves de se familiariser avec d'autres lieux de formation, d'approcher de nouvelles pratiques d'enseignement, de mieux faire apparaître la cohérence des contenus et des localisations des formations dispensées en SEGPA et en lycée professionnel. Une meilleure adéquation des contenus d'enseignement de SEGPA et des formations diplômantes du lycée professionnel permettra aux élèves d'aborder la préparation au CAP dans les meilleures conditions.
La mobilité géographique pouvant souvent poser problème aux élèves de SEGPA, vous porterez également une attention particulière à ce qu'ils bénéficient dans toute la mesure du possible d'un accueil de proximité pour les formations professionnelles choisies.
Vous veillerez par ailleurs à tenir compte des nouvelles obligations réglementaires de service des professeurs de lycée professionnel, dans l'organisation de l'enseignement au sein des SEGPA, pour lesquelles les compensations nécessaires vous ont été attribuées.
III.1.3 Le pilotage
Au sein du collège, le fonctionnement de la SEGPA doit s'inscrire dans le projet d'établissement afin que soit contractualisée l'affectation des moyens nécessaires aux heures d'enseignement dont doivent bénéficier les élèves de SEGPA. Vous veillerez tout particulièrement à ce que l'enseignement d'une langue vivante soit assuré à l'ensemble des élèves de SEGPA tout au long de leur formation, et que les minima horaires par niveau d'enseignement, prévus par la circulaire n° 96 -167 du 20 juin 1996, soient respectés.
La rénovation des SEGPA nécessite que le réseau des correspondants académiques soit réactivé. Vous veillerez à communiquer à la direction de l'enseignement scolaire les coordonnées du correspondant que vous aurez désigné ou renouvelé dans sa mission.
Je vous rappelle enfin l'importance de la mise en place, sous votre autorité, d'un groupe de pilotage académique incluant des représentants des associations de parents d'élèves vous permettant d'impulser les efforts recommandés et d'en suivre avec précision les effets. Ce groupe de pilotage intégrera les représentants de tous les personnels impliqués dans l'enseignement adapté en collège : chefs d'établissement, corps d'inspection, directeurs adjoints de SEGPA, enseignants, personnels à compétence administrative...
III.2 Développer l'intégration des élèves handicapés
L'intégration des élèves handicapés dans le second degré est appelée à se développer et à se renforcer dans les prochaines années. L'ensemble des mesures prévues par le plan Handiscol doit permettre de réaliser l'objectif national de doublement du nombre d'élèves handicapés intégrés dans le premier et le second degrés d'ici trois ans. Une nouvelle étape doit donc être franchie, notamment au collège.
La circulaire conjointe éducation nationale/ emploi et solidarité (circulaire n° 2001-035/ 2001-104 du 21 février 2001) relative à la scolarisation des élèves handicapés dans les établissements du second degré et au développement des unités pédagogiques d'intégration (UPI) constitue le texte de référence, qui concrétise l'effort engagé avec l'ensemble de nos partenaires ministériels et associatifs.
Des recommandations pédagogiques viendront prochainement compléter la circulaire, particulièrement en ce qui concerne la mise en œuvre d'unités pédagogiques d'intégration. Il convient maintenant de tout mettre en œuvre pour que soit mis en place dans chaque académie un plan de développement de la scolarisation des élèves handicapés.
IV - PORTER UNE ATTENTION ACCRUE À LA VIE DES ÉLÈVES DANS L'ÉTABLISSEMENT
IV.1 Renforcer l'organisation de la vie collective, facteur d'intégration
La vie scolaire est l'affaire de tous, au sein d'un travail en équipe. Elle prend en compte tout ce qui conditionne la qualité du travail des élèves et de leurs apprentissages. Les modalités d'organisation des enseignements, la qualité des relations entre professeurs et élèves, sont à cet égard fondamentales.
Les textes publiés en juillet dernier, en particulier la circulaire n° 2000-106 du 11 juillet 2000 relative au règlement intérieur, ont rappelé l'importance d'une organisation de la vie collective sur la base de règles transparentes et justes, ce qui implique notamment le respect des principes généraux du droit. Rappelons que le respect mutuel entre adultes et élèves et des élèves entre eux constitue un des fondements de la vie collective. Une attention toute particulière devra être attachée à la mise en œuvre de ces principes dans toutes les circonstances de la vie des élèves, y compris au sein de la classe.
Les élèves doivent comprendre les exigences du collège : le sens des apprentissages et les modalités des évaluations devront leur être rappelés et explicités par les équipes éducatives chaque fois que cela sera nécessaire, individuellement et collectivement. Dans le même esprit, on s'attachera à mieux écouter la parole des collégiens dans les conseils de classe comme au conseil d'administration, ainsi que dans les commissions où ils sont représentés.
IV.2 Individualiser les réponses pour les élèves en rupture
Vous êtes invités à veiller tout particulièrement à la mise en œuvre des dispositifs d'aide et de conseil aux élèves, qui permettent une plus grande adaptation aux difficultés propres à chaque collège. Dans un nombre limité de collèges dont la situation vous paraît justifier un dispositif spécifique, vous encouragerez la mise en place d'une équipe rassemblant des compétences diversifiées (enseignants et conseillers principaux d'éducation, mais également selon les cas conseillers d'orientation-psychologues, assistants sociaux, infirmiers et médecins), chargée du suivi d'un petit groupe d'élèves de sixième en difficultés scolaires et comportementales graves.
Cette mission sera explicitement prise en compte dans le service de chaque membre de l'équipe.
Cette équipe de suivi aura vocation à accompagner le groupe d'élèves concernés tout au long de leur scolarité. Elle devra elle-même apparaître comme un des éléments distinctifs du projet d'établissement et être soutenue comme telle par des actions d'accompagnement notamment dans le domaine de la formation.
Les modalités du travail conduit avec les élèves comme les résultats obtenus feront l'objet d'une évaluation par les autorités académiques qui sera présentée devant les instances de l'établissement.
L'extension éventuelle à d'autres collèges d'un tel dispositif de suivi sera examinée en fonction des résultats d'une telle évaluation.
D'une manière générale, dans l'ensemble des collèges, tout doit être fait pour installer un rapport de confiance avec les jeunes qui manifestent des difficultés d'ordre scolaire ou comportemental. Ainsi dans le cadre du dispositif d'aide et de conseil, on peut envisager leur prise en charge temporaire par un tuteur ou un référent, adulte de l'établissement ou élève de troisième par exemple pour des élèves plus jeunes. Le tutorat concerne généralement un nombre réduit d'élèves, pour